Sous un ciel indolent, un marchand de rêves et d'éclats de couleurs tente de conquérir les cœurs des vacanciers allongés.
Une véritable histoire se joue entre un bâtiment et un homme : l’un garde le poids du temps, l’autre le léger parfum de l’instant. L’un rêve et l’autre, avec un clin d’œil, répond.
Ce voyage aux États-Unis, elle l’avait imaginé longtemps. Peut-être même un peu trop. Il y avait eu les films, les chansons, les images accumulées depuis l’enfance, et cette Amérique lointaine qui finissait par ressembler davantage à un souvenir qu’à un pays réel. Et maintenant elle était là.
Un instant figé où l’arbre rêve de danser, et lui s’imagine en oiseau, prêt à s’envoler. Mais qui, de l’arbre ou du sourire, porte le monde sur ses épaules ?
Elle regarde une pierre. Pas n'importe laquelle. Elle pourrait être un navire naufragé ou un souvenir oublié. Peut-être qu’elle était marin dans une autre vie, ou juste la gardienne d’une plage qui s’ignore.
Il imagine un dialogue entre lui et la tasse de café: « Alors, tu fais quoi de ta vie ? » À cet instant, il réalise que le monde peut être à la fois trop fort et trop léger, comme une nuée de bulles de savon.
Il tourne son visage vers un arc-en-ciel de tissus, accrochés comme des rêves suspendus. Les couleurs dansent dans le vent, chantant des souvenirs d'été, de rires et de jeux.
Il scrutait l’horizon avec l’espoir de saisir un éclat de beauté, mais ce qu’il voyait n’était qu’un flou indistinct. Amusé, il se mit à rêver d’un monde où les feux de signalisation seraient des œuvres d’art abstrait et où les bancs publics parleraient poésie.